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Jean de la Fontaine, le défi : le film à voir et à revoir

Nous sommes en 1661 à Paris. Fouquet, conseiller du roi, organise une soirée dont la présence de grandes personnalités comme le roi et de grands artistes comme Molière, La Fontaine etc. la rendent unique et sans équivalent. Cette dernière termine néanmoins mal. Parce que le roi Louis XIV y voit une sorte d’humiliation. Qu’est-ce que ça fera plus tard si ce n’est rien d’autre que l’arrestation de  Fouquet sur ordre de Colbert, premier ministre.

Tandis que les autres artistes comme Molière, Racine etc. mettent leurs talents au service du roi jetant à l’oubli leur protecteur Fouquet, un jeune homme frondeur et plus fidèles que les chiens, dont La Fontaine se lève. Colbert jurera de faire plier le rebelle, La Fontaine de le faire changer d’avis saisissant sa plume, surtout ses fables, comme mode d’expression. L’affrontement entre La Fontaine et Colbert durera jusqu’à la fin du film.

Scène : Arrestation, exil ou observation ?

Il est très tôt le matin. La Fontaine se présente chez La Duchesse de Bouillon en courant. Alors que La Duchesse, inquiète, songe à l’arrestation, exil forcé, La Fontaine, lui, ne vient que demander tout bonnement son avis sur son projet de poème « La Cour du Lion » encore à l’état d’ébauche.  Impatiente, La Duchesse supplia  son hôte de le réciter. A la fin, elle le qualifia d’irrévérencieux. Toutefois, elle adore son originalité et l’encourage à faire parler tous les animaux du royaume où tous se reconnaîtront. Sa gloire sera là. La Fontaine, heureux comme un poisson dans l’eau ne parvenant pas à contenir son émotion, se penche sur elle pour l’embrasser. Mais, cette dernière le rappelle à l’ordre. « Vous savez bien que c’est impossible »lui confie-t-elle pour le rappeler la  frontière des classes sociales existant entre lui et elle, c’est-à-dire la bourgeoisie et la noblesse.

« Jean de la Fontaine, le défi » C’est un joli film à ne pas manquer pour un cinéphile qui veut vivre l’ambiance de l’époque classique. Je vous assure qu’il n’y aura pas le temps de s’ennuyer. A vous de le voir et me démentir !

La concurrence enfin restaurée dans la télécommunication au Burundi!

Longtemps marqué par une hausse des prix, la concurrence dans le secteur de la télécommunication vient cette fois en faveur du consommateur. Ce mois restera gravé dans la mémoire des consommateurs d’appels téléphoniques.

En date du 1er  juin, l’econet wireless autrefois econet Leo a envoyé plusieurs messages à ses clients. Le titre du message était »twarabumvise ». En français, nous avons tout compris. On disait que le  changement allait s’opérer à minuit. Mes yeux restent  rivés sur mon téléphone. Ce n’est qu’à minuit précise qu’un texto tombera. Econet-leo, qui autrefois appliquait des prix élevés, avait revu à la baisse ses prix  d’appels que ce soit onnet (Leo_Leo) ou offnet (Leo- d’autres). Il a revu à la baisse ses prix d’appels jusqu’à135fbu par minute onnet et 198fbu par minute offnet. En guise de rappel, econet-leo faisait payer à ses clients 168fbu par minute onnet  et 210fbu par minute offnet. Ce qui rendait Econet-leo la première  entreprise de télécommunication appliquant des prix élevés parmi les entreprises de télécommunication.

Compétition

Son concurrent potentiel et dernière entreprise de télécommunication » Lumitel » n’a pas tardé à revoir à la baisse leurs prix d’appels. Elle a  revu à la baisse à son tour ses prix  d’appels jusqu’à 132 fbu onnet et 198 fbu offnet. Une baisse légère par rapport à celle d’Econet.  

Le lendemain de la diminution des prix d’appels de Lumitel, Econet Wireless a encore diminué ses tarifs d’appels. « 130fbu, C’est  le prix appliqué  pour faire l’appel onnet. Cela sort de l’entretien entre Econet Wireless et ses clients. Un des messages de Econet Wireless à ses abonnés. Ce qui manquait depuis longtemps dans notre pays, la compétition. 

Ce qu’il faut savoir, c’est que de son côté Lumitel a aussi  répliqué en diminuant ses prix d’appels jusqu’à 130fbu onnet et 198fbu offnet. Donc, une harmonisation des prix cette fois.

Bien qu’il existe d’autres entreprises de télécommunication, sur le marché burundais de télécommunication, on fait souvent face à deux choix : Lumitel et Econet-leo.

Sur un marché concurrentiel, les entreprises chercheront à distinguer leurs produits des autres voire offrir des meilleurs prix, cela en vue de stimuler  les consommateurs comme le font en ces jours Econet Wireless et Lumitel. Pour offrir ce choix aux consommateurs, et produire mieux, les entreprises doivent être innovantes. Cela signifie plus de choix pour le consommateur, et la possibilité d’opter pour le rapport : qualité-prix qui lui convient le mieux. Somme toute, plus on a de choix, plus on est libre. Il faudrait que cette culture de concurrence soit étendue sur les autres produits pour plus d’innovation, la seule alternative pour arriver au développement.

Quand la libéralisation de la filière thé améliore la production

Dans la Communauté Est-Africaine, si on considère la variable superficie occupée par la plantation théicole, le Kenya vient en tête, suivi par le Burundi (cfrl’IDEC, cahier du Curdes, dans son N°10 p. 12).
En 2013, le Burundi occupait la 3ème place dans les pays de l’Afrique de l’Est derrière le Kenya et l’Ouganda et devant la Tanzanie et le Rwanda avec une production de 41.817 tonnes de thé.


Le Kenya, source d’inspiration

Si le thé est cultivé aujourd’hui dans une douzaine de pays sur le continent, un seul d’entre eux peut se targuer d’avoir intégré le top 3 des producteurs mondiaux :le Kenya.

Cet Etat de l’Afrique de l’Est est en effet le troisième producteur derrière la Chine et l’Inde avec une production de 475.300 tonnes en 2016 qui représente près de 10% de la production mondiale. Preuve du dynamisme du secteur dans le pays. La quantité des produits exportés a atteint 436.924 tonnes en 2016.

Des recettes d’exportation, qui d’après le FAO, ont contribué de manière significative au financement de l’importation des produits alimentaires. Au Kenya, 1,15 milliards de dollars américains de bénéfice ont ainsi financé plus de 60% des importations alimentaires du pays en 2014. Une manne non négligeable, qui fait travailler aujourd’hui près de 275.000 exploitants sur 150.000 hectares.  

Coup de projecteur sur l’organisation

Il est nécessaire de revenir sur les moyens que le Kenya déploie. Les organisations coopératives sont représentées par deux grandes entités dont une qui réunit les grands producteurs et l’autre, les petits.


Ces coopératives prennent en charge l’approvisionnement en intrants, la production des plants, la collecte, l’usinage, l’entreposage, et la commercialisation du thé noir selon les mêmes modalités que le Burundi.


Mais, c’est l’OTB (Office du Thé du Burundi), une entreprise publique, qui prend en charge une grande partie de ce travail au Burundi. Or, l’expérience montre que la gestion publique est la moins efficace. Il suffit d’analyser l’exemple du Rwanda pour le comprendre (comparaison des différents profils institutionnels du thé au Rwanda. IDEC, cahier du Curdes, n°10 pge14).


Si le Burundi libéralisait le secteur du thé comme le Kenya, la production augmenterait et cela relèverait le niveau de vie du théiculteur. La preuve en est que depuis l’intervention du PROTHEM, entreprise privée qui réalise le projet théicole en province de Mwaro depuis 2011, l’OTB a été obligé de revoir à la hausse les prix. https://bit.ly/2EVetdw

Cet article a été publié par centre for Development and Enterprises Great Lakes.com

Quand la libéralisation de la filière thé améliore la production

Dans la Communauté Est-Africaine, si on considère la variable superficie occupée par la plantation théicole, le Kenya vient en tête, suivi par le Burundi (cfrl’IDEC, cahier du Curdes, dans son N°10 p. 12).
En 2013, le Burundi occupait la 3ème place dans les pays de l’Afrique de l’Est derrière le Kenya et l’Ouganda et devant la Tanzanie et le Rwanda avec une production de 41.817 tonnes de thé.


Le Kenya, source d’inspiration

Si le thé est cultivé aujourd’hui dans une douzaine de pays sur le continent, un seul d’entre eux peut se targuer d’avoir intégré le top 3 des producteurs mondiaux :le Kenya.

Cet Etat de l’Afrique de l’Est est en effet le troisième producteur derrière la Chine et l’Inde avec une production de 475.300 tonnes en 2016 qui représente près de 10% de la production mondiale. Preuve du dynamisme du secteur dans le pays. La quantité des produits exportés a atteint 436.924 tonnes en 2016.

Des recettes d’exportation, qui d’après le FAO, ont contribué de manière significative au financement de l’importation des produits alimentaires. Au Kenya, 1,15 milliards de dollars américains de bénéfice ont ainsi financé plus de 60% des importations alimentaires du pays en 2014. Une manne non négligeable, qui fait travailler aujourd’hui près de 275.000 exploitants sur 150.000 hectares.  

Coup de projecteur sur l’organisation

Il est nécessaire de revenir sur les moyens que le Kenya déploie. Les organisations coopératives sont représentées par deux grandes entités dont une qui réunit les grands producteurs et l’autre, les petits.


Ces coopératives prennent en charge l’approvisionnement en intrants, la production des plants, la collecte, l’usinage, l’entreposage, et la commercialisation du thé noir selon les mêmes modalités que le Burundi.


Mais, c’est l’OTB (Office du Thé du Burundi), une entreprise publique, qui prend en charge une grande partie de ce travail au Burundi. Or, l’expérience montre que la gestion publique est la moins efficace. Il suffit d’analyser l’exemple du Rwanda pour le comprendre (comparaison des différents profils institutionnels du thé au Rwanda. IDEC, cahier du Curdes, n°10 pge14).


Si le Burundi libéralisait le secteur du thé comme le Kenya, la production augmenterait et cela relèverait le niveau de vie du théiculteur. La preuve en est que depuis l’intervention du PROTHEM, entreprise privée qui réalise le projet théicole en province de Mwaro depuis 2011, l’OTB a été obligé de revoir à la hausse les prix. https://bit.ly/2EVetdw

Cet article a été publié par Centre for Development and Enterprises Great Lakes

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Minimum 5ans d’expérience…, discrimination des jeunes diplômés au marché du travail?

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L’expérience constitue la plus grande menace à laquelle la jeunesse du 21ème siècle ait été confrontée au marché du travail. Pourtant, les stages professionnels se révèlent être une des clefs pour cette discrimination.


S’il est des mots qui mettent mal à l’aise maints jeunes diplômés pendant la recherche de l’emploi, celui de  «  l’expérience » en est un. L’exigüité du marché de travail burundais ces 3 dernières années pousse les recruteurs à devenir très fermes vis-à-vis des demandeurs. Les jeunes diplômés connaissent bien les histoires de l’expérience. Pour ceux qui ne le savent pas, Un bon nombre d’entreprises, dans leur façon de mettre en quarantaine les jeunes diplômés considèrent l’expérience comme facteur proéminent. Nombre d’entre eux-recruteurs- associent au jour d’aujourd’hui le mot « jeunesse » au « manque d’expérience, ils sont incapables ». Cela laisse entendre que l’école ne forme peut-être pas assez.


Néanmoins, tout petit, on m’a toujours dit que c’est en forgeant qu’on devient forgeron. Ici, on peut se redemander de nouveau si on peut avoir de l’expérience alors que l’on n’a pas encore eu l’opportunité de faire valoir leur compétence. N’est-ce pas être injuste envers les jeunes? Pour calmer la situation, certains vont jusqu’à dire qu’il faut attendre le tour de la compétition. Mais attendre jusqu’à quand ?quand les poules auront des dents peut-être.

Volontariat, école d’expérience?


Mais, comme le dit le philosophe français Henri BERGESON : « l’avenir ne sera pas ce qui va nous arriver mais ce que nous allons faire. » Je ne pense pas que la jeunesse puisse se permettre d’attendre encore longtemps à la maison. Le minimum est d’emprunter le chemin de MINANI, qui après être harassé de déposer son dossier dans différentes entreprises sans succès, a fini par faire les stages professionnels. : « Ce qui m’a permis d’acquérir l’expérience nécessaire avancée par les recruteurs pour nous exclure au marché du travail. » Indique MINANI. Et d’ailleurs, bien des jeunes parviennent à s’insérer au monde professionnel grâce à ces stages. «Après une année de stages, je suis érigé en employé.»Ajoute-t-il


Selon MINANI, les stagiaires ont évidemment plus de chance devant eux d’être embauchés dans l’entreprise dans laquelle ils ont été en stage. Une partie des emplois sont ainsi pourvus sans que plusieurs candidats aient été en lice car aucune publicité n’a été faite.

Burundi : Internet, peut-il être une solution au chômage ?

Un bon nombre de jeunes se retrouvent à la rue au sortir  de l’Université. Peu d’entre eux réussissent à décrocher du travail grâce à l’Internet. Pourtant, les jeunes burundais devraient profiter de la toile pour avoir de l’emploi.

Le chômage est l’un des grands défis auxquels les autorités doivent apporter des solutions au Burundi. Décrocher un emploi devient un parcours du combattant. Pourtant des solutions existent notamment grâce à l’Internet.

Dans le passé récent, le demandeur d’emploi devait soit sillonner la ville pour lire les avis de recrutement, soit écouter la radio au moment de la lecture des avis et communiqués soit acheter le journal pour lire les appels d’offre d’emploi.

Aujourd’hui, surfer sur la toile pour accéder aux sites de recrutement me semble une meilleure solution au chômage. Ces sites rapprochent recruteurs qui ont des postes à pourvoir et candidats à la recherche de l’emploi.

Un nombre important de lauréats ont déjà  obtenu du travail grâce à l’Internet. Sur des sites, y créer un profil professionnel est un moyen efficace pour augmenter sa visibilité. Cela aide le candidat à rester informé au maximum de ce qui se présente sur le marché de l’emploi et pouvoir y postuler.

L’internet est aussi une solution à l’intégration du marché de travail régional. Par manque de moyens, nombreux sont ceux qui baissent les bras. Avec la toile, des rêves deviennent des réalités et le monde devient un village. On multiplie les opportunités d’être embauché ailleurs qu’au Burundi étant à la maison.

Un jeune témoigne…

Diomède a décroché l’emploi grâce à l’Internet. Après ses études universitaires en commerce et marketing à l’Université Lumière de Bujumbura, il a créé son profil professionnel sur LinkedIn. Deux mois après, il a décroché du travail. A l’heure qu’il est, il n’a pas changé ses habitudes. Tous les soirs, il garde ses yeux rivés sur LinkedIn à la traque d’autres opportunités.

Diomède exhorte les demandeurs d’emploi à profiter des opportunités présentées par l’Internet, les réseaux sociaux, etc. Pour lui, l’absence aux réseaux sociaux quand on est à la recherche de l’emploi, c’est s’écarter du marché du travail.

Il insiste sur la nécessite de se faire une promotion sur les sites. Il conseille aux candidats de mettre à jour leurs profils et à ceux qui n’en ont pas d’en créer. Et d’ajouter qu’il ne faut pas laisser trainer des photos compromettantes sur son profil. C’est au candidat d’adopter une attitude responsable sur les réseaux sociaux.

Cet article a été publié par Centre for Development and Enteprises Great Lakes

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